Vers une méthode unique de calcul pour le futur DPE ?

Les travaux menés actuellement pour refondre le DPE ont pour but de rendre plus crédible ce diagnostic dont les résultats sont souvent contestés pour leur manque de fiabilité. Ils pourraient conduire à la disparition de la méthode dite sur factures.

Le ministère de la transition écologique et solidaire s’est en effet prononcé en faveur de l’abandon de la prise en compte des factures d’énergie pour la réalisation des diagnostics de performance énergétique (DPE).

Cette méthode était utilisée pour les habitations construites avant 1948 et les logements appartenant à une copropriété disposant d’un système de chauffage collectif.

Mais elle s’avère peu pertinente car les résultats des estimations de consommation d’énergie demeurent trop dépendants des modes de vie particuliers des occupants.

En effet, selon le nombre d’occupants, de la température intérieure souhaitée en période de chauffe, du nombre de jours d’occupation dans l’année, etc., les factures d’énergie peuvent grandement varier. Il en résulte que le classement énergétique d’un logement obtenu à partir de la méthode sur factures soit totalement différent selon la façon dont il est occupé.

Or, avec l’opposabilité du DPE dès 2021, il ne sera plus possible de présenter des résultats contestables.

Pour fiabiliser le DPE, le ministère de la transition écologique et solidaire a donc opté pour la méthode conventionnelle basée sur une étude et une modélisation des caractéristiques du logement : systèmes de chauffage et de production d’eau chaude, matériaux de mise en œuvre, isolation, vitrages, orientation, climat, etc. Celle-ci devra cependant faire l’objet d’une refonte en vue d’en améliorer la fiabilité.

Toutes les actualités