L’habitat indigne : véritable fléau en Île-de-France !

Une enquête conjointe de l’IAU et de la Drihl dresse un constat très inquiétant de l’état des logements dans la région francilienne.

Définir et évaluer l’habitat indigne

Pour mener leur étude, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU) et la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (Drihl) ont tout d’abord défini les critères établissant le caractère indigne d’un logement. État du bâti, précarité énergétique, sur-occupation et inconfort sont les quatre fléaux les plus récurrents. Si le rapport s’accorde à dire que l’évaluation des logements du parc privé s’avère plus difficile que celle du parc social, la faute au manque d’outils de connaissance et de suivi, il apparaît que la part de logements indignes en Île-de-France est bien supérieure à la moyenne nationale.

Une disparité géographique au sein même de la région

Au total, ce sont environ 1,3 millions de ménages qui sont confrontés à un habitat indigne, majoritairement dans le parc privé. Selon l’étude, 40% des logements privés de la capitale sont de « faibles qualité ». Plus l’on s’éloigne de Paris, plus cette proportion diminue (1/4 en Petite Couronne et 1/5 en Grande Couronne). La tension du marché favorise l’émergence de l’habitat indigne, les bailleurs réussissant plus facilement à trouver des preneurs dans ce contexte de pénurie renforcé par des problèmes de mobilité au sein de la région. D’un point de vue social, peu de surprises dans l’enquête. Les jeunes ménages, les travailleurs précaires, les sans-emplois ou encore les primo-arrivants sont les plus touchés par l’habitat indigne en Île-de-France.

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