Les professionnels de l’immobilier consultés pour la réforme du DPE

La loi ELAN votée cet automne projette de rendre le DPE opposable en cas de vente ou de location à partir du 1er janvier 2021. Il apparait donc urgent de se pencher sur les écueils de ce diagnostic pas toujours reconnu pour sa fiabilité.

Un diagnostic trop incertain pour être opposable

Souvent attaqué pour le manque de fiabilité de ses résultats, le Diagnostic de performance énergétique engagera les bailleurs et les vendeurs, mais aussi par voie de conséquence les diagnostiqueurs immobiliers, dès 2021. En devenant opposable (sauf pour les recommandations du diagnostiqueur), il doit nécessairement gagner en qualité afin de garantir la cohérence et le sérieux des estimations de consommation d’énergie. Bien avant le vote de la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN), Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, s’était prononcé en faveur d’une refonte du DPE pour le rendre plus fiable.

Une réforme qui implique les acteurs du secteur

Avec la perspective de l’opposabilité, le ministère de la transition écologique et solidaire vient d’ouvrir une grande consultation jusqu’au 1er février, afin de préparer la refonte du DPE. Avec le soutien du Plan Bâtiment Durable, un appel à contributions a été lancé auprès des professionnels de l’immobilier (diagnostiqueurs immobiliers, bailleurs, etc.). Il s’agit de prendre leur avis sur plusieurs points (contenu du rapport, méthode de calcul, simplification de l’étiquette classe énergétique, etc.) afin de gagner en cohérence. Leurs retours d’expérience seront précieux en vue de définir les contours du nouveau DPE.

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