Incendie de Notre-Dame : Paris redécouvre le risque d’intoxication au plomb

La pollution au plomb issue de l’incendie des toitures de la cathédrale parisienne a fait couler beaucoup d’encre cet été. Pour autant, il semble bien que les plus gros dangers en matière d’exposition au plomb soient à rechercher dans les logements anciens.

Durant tout l’été, nous avons assisté à une passe d’armes entre les médias et les Pouvoirs Publics sur les dangers sanitaires d’une pollution au plomb aux abords de la cathédrale.

Devant les reproches d’un manque de communication et de transparence, la Mairie de Paris et l’Agence régionale de santé (ARS) ont multiplié les communiqués et publié les résultats des analyses effectuées. Dans le même temps, des efforts d’information et de pédagogie ont été déployés afin de sensibiliser la population sur les risques d’intoxication au plomb et le saturnisme.

Au final, il s’est avéré que les personnes présentant une plombémie (taux de plomb dans le sang) anormalement élevée avaient été intoxiquées en raison de la présence de ce métal toxique dans leur logement. En effet, l’habitat ancien à Paris comporte encore de nombreuses peintures plombifères dangereuses. Si l’on a beaucoup communiqué sur les risques d’intoxication dans les écoles, il semblerait donc que cela soit bien au sein des logements que la menace soit la plus latente.

Les diagnostiqueurs immobiliers, par leur rôle de détection du plomb dans les peintures anciennes, ont un rôle capital à assumer. Ils ont aussi le devoir d’informer leurs clients, propriétaires et encore plus bailleurs, quant aux enjeux d’insalubrité des logements qui peuvent mettre en cause leur responsabilité. Un gros travail de détection et de prévention reste donc encore à faire et la Mairie de Paris semble en avoir mesuré l’importance en déployant un plan d’actions destiné à renforcer la lutte contre le saturnisme.

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